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jumpingIl est temps de donner une forme à mes réflexions, entamées depuis longtemps, sur les pistes d’évolution vers un management plus humaniste.

Voilà donc un bouquin en route !

Nous sommes nombreux à en rêver, je ne l’ai pas encore fait!

…mais décider de se lancer est déjà un geste fort, il remue en profondeur.

Préciser d’abord le sujet, l’auditoire souhaité, le style, les contenus… aucune de ces décisions n’est facile, car écrire un bouquin c’est offrir et soumettre un peu de soi-même, aux regards, aux réactions, au monde.

Ma plus grande peur de départ porte sur l’inconsistance : et si toutes ces idées que je remue, et que j’essaie de mettre en oeuvre dans mon travail, n’étaient que du vent ? Et si  d’autres bien plus cultivés les avaient déjà produites, appliquées et dépassées depuis longtemps ? Ou pire, si elles étaient logiquement incohérentes ?

Autre peur, celle du « trop grand » : je me souviens par exemple d’un grand scientifique, qui avait acquis au cours d’une vie d’observations du monde une philosophie globale, et qui a voulu la transmettre.  Mais devant la feuille blanche, les mots ne sont pas sortis, et cette intuition peut-être trop grande est resté secrète, en-deça des mots.

Et caetera ! C’était un petit florilège de mes propres « adhérences » personnelles, un aperçu de la tanière psychologique dans laquelle je me réfugie quand j’ai trop peur d’avancer.

Nous avons des ressources puissantes pour nous juger nous-mêmes, pour nous dévaluer – ou pour nous surévaluer; la tanière de chacun a un style différent.

Mais aujourd’hui, ma priorité, c’est d’avancer – mes peurs et mes jugements potentiels sont là au bord du chemin, je ne peux ni ne dois les évacuer, mais je voudrais me donner une chance .