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C’est mon premier obstacle pour l’écriture. Je l’ai déjà évoqué dans mon tout premier post sur le livre, je crois.

J’ai travaillé sur le sujet du livre : lu, pensé, parlé… dans d’autres cadres que l’écriture. Il ya plus de dix ans je participais déjà à un groupe informel sur le sujet.J’ai l’impression d’en savoir beaucoup, comme si une boule d’expérience un peu lourde à porter attendait de s’exprimer.

Mais cette impression de savoir, à quoi correspond-elle vraiment ? Une fois exposée à la lumière, peut-être toute cette boule de savoir va-t-elle fondre ? Intérieurement, elle survit sans mots… Va-t-elle survivre à l’épreuve de la formulation ?

Il y a bien sûr là un peu de cette oscillation de l’image de soi entre le trop grand et le trop petit, le trop bien et le trop nul, qui perturbe notre perception tranquille et sans jugement de ce qu’on est.

Les lecteurs à la formation la plus classique ne manqueront pas l’analogie avec le premier « faire » de l’enfant, malgré mes tentatives de blanchissement. Créer, c’est aussi évacuer.

A vrai dire, il y a un plaisir à ce trac, à cette incertitude vertigineuse. Elle est peut-être un peu ouverture, aussi.

Bref, ces moments où le travail débute et prend forme sont précieux et déstabilisants !