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Me voilà lancé! J’ai fait un plan, et commencé à écrire quelques pages. Me voilà à recueillir les toutes premières réactions de ma lectrice (plus tard, je vous dirai tout..)

Le feedback est très enrichissant.

Je me suis appliqué à ne pas reproduire tout ce que je sais sur les crises, le stress des cadres, la déficience des modèles actuels. Je pourrais en faire 200 pages. Mais même en version light, je vois bien que ce qui prend, ce qui touche, ce ne sont pas mes connaissances. Les éléments du contexte : mmouais, on a déjà entendu ça.  Les références dans la science du management, la philosophie, l’histoire : oui oui, intéressant, peut-être…  mon message, c’est comment chacun peut réagir à cette situation, pas la situation elle-même.

En même temps, je réalise que ce qui est intéressant et va faire passer mon message personnel à mon lecteur , c’est moi – ma propre manière de percevoir, de faire des liens, d’observer, de ressentir; les histoires qui m’ont touché, et comment; mon style d’écriture lui-même. Les choses prennent vie à travers moi.  Je le vois sur les réaction s de ma lectrice (plus tard, j’ai dit), ce sont les images et les liens qui m’ont touché qui passent. C’est cela que les lecteurs devraient percevoir aisément, pour décider de l’apprécier ou non.

J’en retiens deux leçons :

  • accepter que ce qui a de la valeur a communiquer c’est moi, avec mais bien au-delà de  mes connaissances et mes idées, et avec  mon ressenti, mon imagination, mes limites…
  • accepter que « communiquer », surtout quand on prend l’initiative de demander l’attention des gens en leur proposant un bouquin, ce n’est pas livrer tout ce qu’on a en soi dans une débâcle libératrice, c’est choisir son message et s’y tenir avec discipline.