Orientation

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Ce billet est une réponse à une question de Stéphanie Assante sur son blog « Haut la Voix« . Elle y explique qu’elle rencontre la limite des démarches de bilans de compétences, et pose la bonne question des démarches ou outils complémentaires à envisager lorsque la réorientation recherchée est profonde.

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Je souscris  à l’idée que dans certains cas, et notamment les situations de réorientation profonde, le bilan de compétences trouve ses limites ! Je travaille souvent sur ces moments de réorientation, y compris avec des clients qui font en parallèle ou ont fait un bilan de compétences. Mon approche consiste justement à ne pas partir des compétences  mais à donner au client l’opportunité d’une parole la plus libre possible, y compris libre de leurs propres points forts et compétences.

  • Une première étape qui peut paraître au début comme un détour, c’est la formulation de sa propre histoire par le client. A travers les personnages qui l’ont marqué, les évènements qui ressortent, les phases difficiles ou de succès, il commence à produire un sens à sa propre trajectoire, à se mettre en position d’auteur, en initiative, et peut-être aussi mieux cerner certaines forces asphyxiantes.

Il y a plusieurs outils ici. Ce travail peut être très efficace et rapide, et débloquer quelquefois des énergies mystérieusement bloquées.

  • Ensuite, prendre conscience de nos souhaits intimes – et quelquefois étrangement inaccessibles, voire menaçants. Lorsqu’à 50 ans un vendeur super-performant se rend compte qu’il s’en fout mais ne voit rien d’autre poindre, c’est dur. A nouveau, plusieurs outils pour identifier nos étoiles personnelles, les préciser, choisir celles qui vont nous guider.
  • Le sbilans de compétences comportent souvent des tests, qui nous aident à évaluer nos points forts et faibles, nos capacités. Je propose moi-même les profils PCM pour aider les gens à mieux se connaître.  Mais je ne crois pas – en fait je suis un peu hostile à cette idée – que tout cela puisse donner directement des idées d’orientation. L’amour est plus fort que la PCM, disait son fondateur Taibi Kahler; je crois aussi que le destin est plus fort que la PCM, ou que toute autre grille d’évaluation. Je préfère utiliser la PCM comme un vocabulaire construit ensemble sur la personne,  comme un générateur de signaux d’alertes et de propositions à tester avec le client.
  • Souvent, il faut commencer à réaliser ce qui nous tient à coeur, avant même d el’avoir formulé clairement, pour mieux le percevoir, y prendre goût et forme, ou l’abandonner. L’orientation se fait aussi par essais, erreurs, contacts, réactions.
  • Et puis il ya tout le travail de construction d’un projet, dans la réalité, la prospective, etc.

Ces parcours de vraie réorientation sont souvent longs. Je crois que l’accompagnement y est très utile mais ne doit pas être trop pesant – je peux aider sur un bout de chemin mais si ça n’est  pas vraiment le chemin du client, s’il ne reste pas pluriel et inachevé, il se peut que nous ayons eu l’illusion de définir son projet.Il est bon, quelquefois, de savoir donner un rythme pointillé au coaching, de laisser mûrir les choses.

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2 Comments

  1. Sylvaine Pascual 18 octobre 2009 at 17 h 08 min - Reply

    Quand je travaille sur l’identification d’un voie possible de reconversion, je me trouve souvent face à des personnes qui se heurtent à leurs propres croyances, qui les empêchent de s’autoriser, tout simplement, à aller à la rencontre de leurs véritables souhaits et désirs, eux-même pourtant porteurs de beaucoup d’enseignements, « d’étoiles ». J’aime beaucoup cette partie du travail, source, à mon sens, de bien plus d’énergie, options et possibilités que le bilan de compétences, qui a tendance à réduire le champ d’exploration.

  2. Pascal 20 octobre 2009 at 16 h 24 min - Reply

    Bien en accord. Les souhaits et désirs sont quelquefois bien cachés, sous clé, inaccessibles.
    Le détour par des outils « métaphoriques » est utile : portraits chinois, métiers du moyen-âge, photolangage, héros de légende ou de bande dessinée…
    Et puis c’est un processus dans la durée : on peut par exemple approcher d’abord le sujet des réussites, puis celui des valeurs, et donner ainsi un terrain sur lesquels des désirs nouveaux pourront se formuler, des étoiles pourront naître.

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