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Je me décide à partager  sur ce blog deux situations qui m’ont inspiré, il y a bien longtemps, à m’orienter vers le métier de coach.  Je ne connaissais pas encore ce mot, il ne s’agissait que d’aider des amis ou amis d’amis dans la rédaction de leur CV, leur orientation, leur recherche d’emploi.

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Trait plutôt particulier – j’espère que mes clients potentielsn’en seront pas choqués  – ces deux personnes, deux coachés avant l’heure donc, étaient des délinquants fraîchement sortis de prison.

Avec l’un, nous avons identifié et formulé les capacités d’animation et de leadership, de réflexion, d’esprit de décision, qu’il avait mis en oeuvre dans … des cambriolages.  Ahuri lui-même de ce recadrage, il a rejoint une organisation qui accueille des personnes en détresse, et y a fait merveille pour un temps au moins.

Avec l’autre, nous avons abordé son étrange et extrême incapacité à dire « je », à s’attribuer les résultats de ses propres actions bonnes ou mauvaises, à valoriser son réel travail associatif effectué en bonne partie notamment derrière les murs. Une solide carrière humanitaire s’en est ensuivie.

Ces histoires me font réfléchir sur ces personnes marginalisées, en échec social, et qui pourtant manifestent d’extraordinaires qualités humaines.

Enfin, je m’interroge sur le lien entre ces repères de mon parcours et l’exercice actuel de mon métier de coach. Je suis sans doute animé par la croyance qu’aucune situation n’est perdue, qu’aucune porte ne finira un jour par s’ouvrir. Je vis quelquefois au cours des coachings des moments où quelque chose s’illumine, où la porte s’entrouvre, où la  sortie se profile.  La logique rame derrière, mais il ya bel et bien un mouvement de libération.

J’ai aussi un faible pour la provocation ou la rébellion : les personnages marginaux me semblent toujours plus réels que les personnes intégrées dans la société – enfant, j’étais persuadé que tous les gens dans la rue étaient payés pour jouer un rôle.

En fait, mon vrai métier, c’est  spécialiste en évasion : évasion de l’embourbement dans les problèmes, évasion des situations fermées.. ou encore, chercheur de lumière dans l’obscurité…

Comme quoi, le style ou le génie personnel de chacun se révèle souvent très spécifique. Et la recherche du style personnel peut passer par bien des détours, par exemple dans les trésors de notre histoire.